Archive for décembre 2005

Vietnam – France: modernisation du système de signalisation de la ligne ferroviaire Hanoi-Vinh

décembre 19, 2005

Nouveau protocole financier Vietnam – France signé à Paris.

Un protocole financier relatif à une aide publique au développement (APD) d'un montant de 40,3 millions d'euros, accordée par le gouvernement français en faveur de la 2e tranche du projet de modernisation du système de signalisation de la ligne ferroviaire Hanoi-Vinh, a été signé le 16 décembre à Paris. Réalisée entre 2006 et 2010, cette phase vise à améliorer la capacité de transport ferroviaire, à renforcer la sécurité et à mettre en place un nouveau système de signalisation. Ce prêt est octroyé pour une durée de 28 ans. La première phase de ce projet a été réalisée de 1999 à 2005.

source: CVN

Publicités

Investissements des Viêt Kiêu en 2005

décembre 19, 2005

Viêt Kiêu : environ 2,2 milliards de dollars envoyés à HCM-Ville en 2005

Les devises transférées par la diaspora vietnamienne vers la mégapole du Sud en 2005 sont estimées à 2,2 milliards de dollars, en hausse de 16,34% sur un an, a fait savoir Trân Ngoc Minh, directeur de la Banque d'État du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville. Grâce à la progression et à l'essor des secteurs tertiaire, touristique et commercial, les services des changes ont connu un développement accru, atteignant un chiffre d'affaires de 2,1 milliards de dollars, soit un bond de plus de 137% par rapport à l'an dernier, selon cet officiel.

source: CVN

Préserver le patrimoine vietnamien

décembre 19, 2005

Au fil des ans, le patrimoine culturel vietnamien est menacé de disparition, faute de prise de conscience des habitants.

van-hoa-vn.jpgQuarante-deux milliards de dôngs ! Il s’agit de la somme consacrée à la préservation des patrimoines culturels nationaux entre 1995 et 2005. Lors de la récente conférence récapitulative sur la matérialisation des objectifs nationaux dans la préservation des patrimoines culturels, phase 2000-2005, Nguyên Chi Bên, directeur de l’Institut de la culture et de l’information (ICI) dresse le bilan: « Cette somme investie pour la préservation de notre patrimoine culturel reste modeste. Par rapport à ce que représentent des milliers d’années de culture, cet investissement est vraiment minime ». La faute incombe à de longues années de guerre et de pauvreté où les Vietnamiens se préoccupaient plus de lutter que de transmettre les héritages immatériels aux générations futures. Ainsi, ceux-ci ne demeurent que dans la mémoire des anciens qui en mourant emportent avec eux leurs riches connaissances.
Mais le directeur de l’ICI stigmatise aussi l’attitude indifférente de plusieurs personnes et même de certains organes concernés qui les jugent comme « non rentables » d’un point de vue économique. En particulier, les jeunes refusent de recevoir ces savoirs car ils n’y trouvent aucun intérêt économique. Dès lors, faute de financement, la préservation et la valorisation se heurtent à des difficultés.
Pour toutes ces raisons, les valeurs immatérielles disparaissent au fur et à mesure, tandis que l’opinion publique néglige de plus en plus l’importance et la valeur de ces héritages. « Sans solutions de préservation efficaces, ce précieux trésor est menacé d’extinction une fois ses gardiens décédés », avertit Nguyên Chi Bên.

bao-ve-nghe-thuat-vn.jpgPréserver les patrimoines immatériels est une chose, encore faut-il savoir le faire avec intelligence. Selon les remarques de Nguyên Chi Bên, plusieurs localités cherchent à préserver et à valoriser leur patrimoines immatériels mais d’une façon parfois singulière. Il prend l’exemple de certaines localités qui après avoir décidé de moderniser gongs et tam-tams, se sont rendues compte qu’elles avaient dénaturé ces musiques traditionnelles.
Ainsi, si plusieurs fêtes ont pu être sauvegardées, leur modernisation a entraîné la perte de leur style original.
Grâce aux efforts de l’ICI, des enquêtes sur les patrimoines immatériels ont été menées chez une trentaine de provinces et chez plus de 20 ethnies minoritaires. Avec comme résultat des centaines de documents écrits et audio-visuels, ainsi que des illustrations. De fait, ces enquêtes ont largement contribué à enrichir la banque de données sur ces héritages. Grâce à quoi, des actions peuvent être intentées. D’ailleurs, c’est l’ICI qui a soumis à l’UNESCO le dossier sur la culture des gongs du Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre), qui a été enfin reconnu patrimoine immatériel et oral du monde.
Le vice-ministre de la Culture et de l’Information, Dinh Quang Ngu, a mis l’accent sur la préservation et la valorisation des patrimoines immatériels via la sensibilisation de la société. Pour lui, il faut « généraliser ces activités à travers la réorganisation de fêtes, le plaisir retrouvé des airs musicaux et danses folkloriques ». Et d’avancer une autre suggestion: faire entrer ces matières dans les programmes scolaires. « Une fois ces projets mis en oeuvre et encadrés par l’application de la Loi sur le patrimoine culturel, on réussira à préserver et valoriser les héritages du peuple », a conclu le vice-ministre.

source: Xuân Thang/CVN

Phu Quoc… vite ! ! !

décembre 18, 2005

L’île de Phu Quôc, qui a déjà bien changé en quelques années, prend la direction de Phuket… Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle…

L’île de Phu Quôc, à l’extrême-Sud du pays, compte bien devenir une destination touristique de premier rang en Asie du Sud-Est.

Le Premier ministre Phan Van Khai a adopté le projet d’aménagement de l’île de Phu Quôc. Cap vers la création d’un vaste complexe touristico-commercial. C’est vrai qu’elle ne manque pas d’atout cette île montagneuse située dans l’extrémité-Sud du pays : ses paysages d’abord qui n’ont rien à envier à ceux de Thaïlande ; ses plages et ses spécialités exportées à l’étranger – poivre, saumure, perles – ; ses insulaires accueillants ; sa vie locale authentique ; ses ports de pêche animés, sans oublier sa race de chien unique au monde que l’on saura vous faire apprécier… « gastronomiquement » !
L’île est certes éloignée du continent. Mais avec les speed boat, ce n’est plus un problème. La traversée prend maintenant deux à trois heures contre une journée avec les bateaux en bois d’antan.
On se souvient du premier express qui a été mis en service en 2003 par Mme Quach Hông, originaire de Hô Chi Minh-Ville. Prochainement, la Compagnie de transports Hai Âu, dirigée par Nguyên Dat Danh, un jeune homme de 35 ans, mettra en service un bateau à grande vitesse : le Dông Duong Express. Construit en Norvège aux prix de 2 millions de dollars, il pourra transporter 250 passagers à 33 miles/heure.

Objectif : tourisme de masse

Phu Quôc ambitionne d’accueillir 350.000 touristes en 2010 et de 2 à 3 millions en 2020. Pour réaliser cet objectif, ce district insulaire et les autorités provinciales de Kiên Giang n’ont pas lésiné sur les moyens. « On se concentre pour l’instant sur la construction des infrastructures du port maritime, de l’aéroport et des axes routiers », souligne Thai Dac Liêt, chef du Service du plan et de l’investissement de Kiên Giang. L’amélioration du port, qui nécessite 1.000 milliards de dôngs, est destinée à recevoir des navires de 30.000 tonnes afin d’accueillir un million de touristes à l’horizon 2020. La réfection du réseau routier nécessitera 1.000 milliards de dôngs, la construction d’un aéroport international 5.000 milliards de dôngs.
Bùi Ngoc Suong, président du Comité populaire de Kiên Giang, a souligné que Phu Quôc est libre d’appliquer toutes les politiques prioritaires menées actuellement au Vietnam. À ce jour, de grands complexes touristiques ont été financés par des groupes de Grande-Bretagne, de France et d’Italie. Des milliards de dollars ont déjà été déversés sur cette île paradisiaque. Et ce n’est qu’un début. Récemment, Véranda, une société française, a investi 3,5 millions de dollars dans la construction d’un complexe touristique, avec hôtels et restaurants 4 étoiles. Mise en service prévue début 2006. De plus, Phu Quôc coopère avec la province thaïlandaise de Chanthaburi pour examiner la possibilité d’ouvrir, dès cette année, des voies maritimes et terrestres entre les deux provinces, via le Cambodge, et un vol Bangkok – Phu Quôc. Par ailleurs, les autorités insulaires ont demandé au gouvernement de transformer la porte frontalière de Xa Xia (chef-lieu de la province de Hà Tiên) en un point de passage international, pour développer le tourisme terrestre à partir du Cambodge.
Les autorités locales ambitionnent de faire de Phu Quôc un nouveau Bali ou un nouveau Phuket. Si vous aimez les îles à l’écart du tourisme de masse, c’est maintenant qu’il faut vous y rendre…

Phu Quôc à la loupe

Avec ses 593 km², Phu Quôc est la plus grande île du Sud-Ouest du pays. Elle dépasse même en taille Singapour. Elle est à moins de deux heures d’avion de dix capitales du Sud-Est asiatique (à 500 km du complexe touristico-industriel du Sud-Est de la Thaïlande, à 700 km de la Malaisie, à 1.000 km de Singapour).
L’île de Phu Quôc compte une quarantaine de sommets qui abritent une nature généreuse, refuge de nombreuses espèces animales et végétales menacées. Les beaux paysages sont légions et les touristes apprécient les escapades le long des ruisseaux de Tranh (peinture), Da Ban (pierre), Tiên (Fée), aux caps de Tau Ru, Ong Cop. Ses 150 km de côtes offrent de belles plages, propices à un tourisme de villégiature.
À l’horizon 2020, cette île devrait compter 250.000 habitants et trois centres urbains majeurs : Duong Dông, An Thoi et Duong To.

source: Hoang Lan/CVN

  • Phu Quôc dans Google Earth
  • Phu Quôc moving panoramic 360° virtual tour (vngold.com)